Interview de Sylvain Coudon, Directeur de la communication et du mécénat de l’Institut Pasteur
L’institut Pasteur vient d’être déclaré « Grande Cause Nationale 2008 » par le Premier Ministre, quel en est l’enjeu ? Sylvain Coudon : L’attribution de ce label est l’occasion de mieux faire connaître l’Institut Pasteur, c’est aussi la reconnaissance de tout le travail accompli chaque jour depuis 120 ans! L’Institut Pasteur est marqué par des découvertes scientifiques majeures, de l’isolement du bacille de la peste en 1894 à celui du virus du sida en 1983 mais aussi récemment la détermination de l’épidémie du virus chikungunya à la Réunion en 2006.
Quelles sont les spécificités de l’Institut Pasteur ? SC : L’Institut Pasteur est une structure unique au monde : doté d’un statut de fondation privée, l’Institut mène une politique scientifique autonome ! Présent sur 5 continents, le Réseau international des Instituts Pasteur compte 9500 collaborateurs. Ses trois grandes missions sont la Recherche, la santé publique et l’enseignement.
• Recherche : Son principal combat est la lutte contre les maladies infectieuses.
A Paris, sur le campus de 6 ha, plus de la moitié des 130 laboratoires de recherche se consacrent à cette recherche, des plus répandues (Sida, tuberculose, paludisme) aux maladies émergentes qui constituent de nouvelles menaces (SRAS, grippe aviaire) en passant par les cancers d’origine infectieuse (cancer du foie provoqué par les virus des hépatites B et C par exemple).
• Santé Publique : L’Institut Pasteur abrite en France, 20 centres nationaux de référence pour la grippe, les méningites… désignés par le Ministère de la Santé et dans le monde, 8 centres collaborateurs de l’OMS.
• Enseignement : A Paris, près d’un millier de stagiaires de haut niveau, français et étrangers se forment dans les laboratoires de l’Institut Pasteur et des cours de 2ème et 3ème cycle sont dispensés en convention avec des universités parisiennes et étrangères dans son centre d’enseignement.
Comment aider l’Institut Pasteur ? SC : Le soutien financier des particuliers est essentiel : étant une fondation privée, 30% des ressources de l’Institut proviennent de la générosité du public, 43% des revenus des brevets et la contribution de l’Etat est de 27%. Donner à l’Institut Pasteur, c’est donner aux chercheurs de Pasteur !
Aux côtés de la recherche sur les maladies infectieuses, l’Institut Pasteur mène également des recherches sur certaines maladies génétiques (autisme, surdités) et des maladies neuro-dégénératives.
En 2009, nous avons le projet de développer un réseau de bénévoles en France qui contribuera ainsi à mieux faire connaître les actions menées par l’Institut. Avis aux bénévoles!
Pour soutenir l’Institut Pasteur, faites un don en appelant le 3227* ou en ligne sur pasteurdon.fr
*0,15 cts€/mn depuis un poste fixe
Pour mieux connaître l’Institut Pasteur, venez aux Journées Portes Ouvertes les 22 et 23 novembre 2008 : visite exceptionnelle et rencontre avec les chercheurs !
Pour en savoir plus ou agir, jeveuxaider.com vous propose les liens suivants :
Treize années durant, nous n’avons eu de cesse de comprendre et analyser le phénomène des jeux dangereux. Au gré de notre expérience et des rencontres, nous avons affiné nos connaissances, recueilli des données du terrain et pu établir un état des lieux précis du phénomène avec toute la rigueur scientifique nécessaire à l’objectivité à laquelle nous sommes attachés. Tout au cours de cet apprentissage, nous avons reçu le soutien et le concours actif de nos adhérents, de parents, de médecins, chercheurs, pédagogues, acteurs du monde de la Justice et de la sécurité intérieure… L’outil pédagogique que nous présentons aujourd’hui est le fruit des expertises mises en commun, des observations d’un terrain toujours mouvant et de l’investissement de professionnels et parents qui ont su s’unir autour de la cause des jeux dangereux pour créer un véritable réseau d’échanges et de compétences. Destiné à sensibiliser les élèves de 7 à 17 ans sur les risques de tels jeux et à permettre aux adultes de mieux appréhender le phénomène, ce coffret utilise divers supports adaptés à la nature du message de prévention que nous soutenons et à la qualité du public cible. Depuis treize années nous avons appris quasiment tous les jours, la mort, ou l’handicap à vie d’un enfant ayant pratiqué un jeu dangereux dans la méconnaissance des dangers. Présenté le 1er juillet au Ministère de l’Education Nationale, il a suscité l’adhésion de la Direction générale de l’enseignement scolaire et est promis à l’agrément pour l’automne. Cette validation est évidemment appréciée à sa juste valeur par l’association mais nous savons également que pour que cette entreprise prenne toute sa dimension il nous faut dès à présent aborder l’étape critique de la recherche d’un soutien financier sans lequel nous ne pourrons dupliquer et diffuser notre coffret. Nous devons également disposer d’un maillage de professionnels et de bénévoles prêts à s’investir pour promouvoir le message dont notre coffret est porteur. Magali Duwelz - Présidente et fondatrice association Sos Benjamin-Onecr
Sur 8 millions de jeunes, 3 millions sont concernés par ce fléau - 41 % de primaires - 38 % de collègiens - 17 % de lycéens (étude TNS Soffres, réalisée du 27/7 au 3/8 2007)
Il était urgent de travailler avec l'aide des professionnels concernés pour apporter des outils de prévention adaptés. Ce coffret s’adresse à tous les acteurs relais de la prévention : familles, fédération de parents d'élèves, éducateurs, communautés éducatives, infirmières… Il contient : sur clé USB : 1 diaporama adapté aux jeunes de 7 à 17 ans et son guide . 1 diaporama adulte et son guide . des outils : 35 plaquettes pour adultes . 35 plaquettes pour jeunes. 1 affiche . audiovisuel dvd : 1 film documentaire 1 clip vidéo . annexe : 1 livret de présentation de l'association . Outre le guide d'utilisation à l'intérieur du coffret, une formation à son utilisation peut -être proposée. Par ailleurs, l’association organise et anime des rencontres de prévention ainsi que des colloques et débat avec les parents.
Un constat inquiétant :
Lors d’un colloque sur les jeux dangereux à la mairie de Paris, le 21 septembre dernier, une enquête TNS Healthcare Sofres, commanditée par l’association SOS Benjamin et financée par la Fondation de France, a été rendue publique. Il s’agit de la première enquête nationale sur ce thème. Elle a été réalisée entre le 27 juillet et le 3 août 2007 auprès de 489 enfants âgés de 7 à 17 ans et de 578 parents ayant au moins un enfant âgé de 7 à 17 ans. Cette enquête montre que 71 % des enfants affirment connaître des jeux dangereux et que 84 % peuvent citer au moins un jeu dangereux. Cela signifie que 13 % des enfants ne pensent pas que ces jeux puissent être dangereux. Du point de vue des parents, 65 % d’entre eux pensent que leurs enfants connaissent ces jeux… Cette enquête montre qu’un million d’enfants âgés de 7 à 17 ans avouent avoir déjà assisté ou participé à des jeux dangereux; une réalité que les parents ont du mal à concevoir, pensant que leurs enfants ne sont pas concernés. Ils les considèrent trop jeunes, naïfs et innocents. Pourtant, ce sont bien les parents les plus naïfs dans cette histoire. Car, il faut le reconnaître : les enfants connaissent, pour la plupart, ces jeux dangereux, sans avoir toutefois conscience de leur dangerosité.
Des jeux divers et variés Il existe au total 90 jeux dangereux, dont les noms peuvent différer. L’un des plus connus est le « jeu du foulard », un jeu de non oxygénation qui consiste à empêcher l’oxygénation du cerveau. Il existe aussi des jeux d’agression, comme le « happy slapping » qui consiste à filmer et diffuser l’agression d’une personne pour l’humilier, ou le « jeu du cercle infernal » qui consiste à lancer un objet au sein d’un cercle de joueurs, celui qui ne réussit pas à l’attraper devient la victime. Les jeux dangereux ont lieu principalement à l’école, mais aussi en dehors. Dès l’école maternelle, ces jeux peuvent être pratiqués, ce que les parents ont souvent du mal à concevoir, puisque 40 % d'entre eux pensent que les jeux dangereux ne sont même pas pratiqués à l’école primaire ! Les jeux dangereux touchent un million d’enfants, qu’ils en soient acteurs, victimes ou spectateurs. 59 % cherchent d’abord à « faire comme les autres » et 46 % affirment que ces jeux sont « drôles ». Rappelons que la pratique de ces jeux entraîne la mort chaque année d’une dizaine d’enfants en France. Les séquelles peuvent être nombreuses : coma, traumatisme crânien, fractures, hémorragie… Il y a souvent aussi des conséquences psychologiques : peur, repli sur soi, perturbation du sommeil… Il n’existe pas de profil-type pour les participants à ces jeux. Les victimes peuvent être aussi bien des enfants timides, soumis et influençables que des enfants qui attisent une jalousie de la part des autres parce qu’ils sont bons à l’école, qu’ils possèdent certaines qualités, La principale solution semble être la prévention, la discussion et l’écoute des enfants.
Conclusion
Savoir écouter, comprendre et accompagner enfants et parents est nécessaire pour éviter l'essor des passages à l'acte juvéniles. Nombreuses sont les initiatives à travers le monde qui privilégient une démarche de prévention, Pourtant, on s'interroge sur son utilité, son éthique, sur la pertinence de ses méthodes. Face à ces interrogations et forte de son expérience de prévention , Sos Benjamin organise une mise en place de prévention et d'action contre les jeux dangereux, chacun dans ses compétences . Elles visent à éclairer, faciliter et optimiser l'action de tous ceux, professionnels spécialisés ou citoyens engagés, qui se reconnaissent dans ce mouvement de responsabilité collective et réaffirment que cette forme de protection est un droit de l'enfant.
Vous désirez vous engager auprès des adultes pour informer, prévenir, agir et réagir . Vous vous sentez concernés par cette cause, venez nous faire profiter de vos savoir-faire, dans le domaine scolaire ou culturel. Vous pouvez nous contacter à l’adresse sosbenjamin@hotmail.com
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Faire reculer l'illetrisme: un combat de tous et des associations!
En France, l’illettrisme est handicap qui touche 3 100 000 personnes, soit 9% de la population âgée de 18 à 65 ans.
Ne pas confondre illettrisme et analphabétisme : • L’analphabétisme concerne les personnes qui n’ont jamais été scolarisées, qui ne savent ni lire ni écrire. • L’illettrisme, c’est la situation de personnes qui ont été scolarisées en France mais qui ne maîtrisent pas suffisamment l’écrit pour faire face aux exigences minimales requises dans la vie professionnelle, sociale, culturelle et personnelle. C'est-à-dire que ces personnes ont de graves difficultés à lire un formulaire, un billet de train, une recette de cuisine, une annonce d’embauche…
Qui sont-ils? : 59% sont des hommes, 41% des femmes 57% soit 1 800 000 personnes en situation d'illetrisme ont un emploi 5% seulement soit 155 000 personnes en situation d'illetrisme sont allocataires du RMI mais cela représente 26% des allocataires : la lutte contre l’illetrisme doit donc constituer une composante importante des parcours de réinsertion des allocataires du RMI. source : Enquête Informations et Vie quotidienne conduite en 2004-2005 par l’INSEE
Qui agit contre l’illettrisme ? Créée en octobre 2000, l’ANLCI , Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme fédère et optimise les moyens mobilisés par l’Etat, les collectivités territoriales, les entreprises privées et la société civile. Et bien sûr, depuis longtemps, les associations : il y en a environ une vingtaine par région, ce qui fait environ 450 sur l’ensemble du pays.
L’action des associations est de trois types :
• Le soutien scolaire vers les enfants : c’est tout simplement un support aux devoirs, un soutien personnalisé pour aider un enfant dans son apprentissage de la lecture et de l’écriture. Le bénévole peut travailler directement au domicile de l'élève ou sur le lieu de l'association avec un ou plusieurs enfants. Les séances demandent un engagement d'une ou deux heures par semaine.
• L’alphabétisation des adultes : c'est-à-dire apprendre à lire et écrire à un adulte n’ayant jamais été scolarisé.
• La « remise à niveau des adultes » qui ont été scolarisés.
Pour ces deux derniers cas, le bénévole est face à un public d'adultes aux possibilités de communication réduites. Après un entretien d'évaluation et de motivation, le bénévole suit un programme de formation (spécifique selon chaque association) afin de lui donner tous les éléments indispensables pour mener à bien cette mission. Les bénévoles sont en général à deux pour animer ces séances qui s'adressent à un groupe de 5 à 10 personnes.
Il s'agira pour le bénévole-enseignant de réactiver les connaissances avec des outils appropriés et fournis, ou d'enseigner les bases pour permettre à l'adulte d'avoir accès à des informations pratiques : se déplacer dans le métro, faire un chèque, remplir un formulaire administratif. Ces séances peuvent même être ponctuées par des ateliers cuisine, couture... l'objectif est d'apprendre dans la joie et la convivialité.
Comment participer à l’action contre l’illettrisme ?
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Recyclage textile : ayez le réflexe solidarité et développement durable
Vous avez fait le tri dans vos armoires et vous avez de nombreux vêtements ou divers textiles dont vous ne vous servez plus ? Ne les jetez pas à la poubelle même s’ils sont usagés, ils peuvent être recyclés !
Je m’informe : Comment ça marche ? Etape n°1 - La Collecte. Différents modes de collecte sont mis en place par les acteurs du recyclage textile: le porte à porte (affichette dans le bas de l’immeuble) organisé dans certaines villes, les conteneurs où l’on peut déposer les vêtements près de chez soi, certaines associations font même le déplacement à domicile sur demande quand les quantités sont importantes et enfin il est possible de déposer directement les dons dans les locaux des associations (après avoir téléphoné).
Etape n°2 – Le Tri. Une fois collectés, vos vêtements seront triés une ou plusieurs fois afin de déterminer quelle utilisation pourra en être faite.
Etape n°3 – Le « Recyclage ». Vos vêtements en bon état pourront être réemployés. Entre 40 et 50% des vêtements collectés retrouvent une deuxième vie : « la crème » (vêtements en très bon état) sera revendue en France dans des friperies ou dans des boutiques solidaires à bas pris, certains iront équiper les vestiaires des associations, ceux en bon état seront exportés vers les Pays du Sud souvent avec une démarche de développement économique local. 40 à 50% de vos dons pourront être recyclés à proprement parler. Vos vêtements, ou votre linge de maison en moins bon état deviendront ainsi des chiffons d’essuyage pour l’industrie, serviront pour la cartonnerie ou pour fabriquer des matériaux isolant, ou seront effilochés pour redevenir du tissu… Les 10 à 15% restant ne sont ni réutilisables ni recyclables et sont donc des déchets définitifs. Certaines structures mettent également en place des ateliers de créations qui transforment les vêtements usagers non recyclables. Elles permettent ainsi à de jeunes créateurs de mode de faire leurs premiers pas, réduisant d’autant la quantité de déchets.
J’agis : A qui donner ? Il existe 3 types d’acteurs qui interviennent dans la filière du recyclage textile avec des finalités sensiblement différentes :
Des entreprises classiques spécialisées dans le recyclage des textiles. Leur activité est purement économique mais elles promeuvent en général la création d’emplois et le développement durable notamment du point de vue écologique. Pour trouver les lieux de collecte près de chez vous, rendez-vous par exemple sur www.recyclaid.org
Des entreprises d’économie sociale et solidaire, comme le « Relais » qui est membre d’Emmaüs France. L’argent généré par la collecte et le recyclage des vêtements est alors investi dans la lutte contre l’exclusion par le développement économique en France (emploi d’insertion, boutique solidaire, …) comme dans les Pays en Développement. La plupart des bénéficiaires sont donc aussi acteurs de cette démarche. Pour trouver les lieux de collecte près de chez vous : www.lerelais.org
Des associations caritatives ou de solidarité présentes dans toutes les villes. Elles sont très nombreuses à collecter les vêtements (le Secours populaire, la Croix Rouge, Emmaüs et de nombreuses autres associations de proximité.) mais certaines en ont fait leur spécialité et récupèrent tous les vêtements même de moins bonne qualité. C’est le cas de Tissons La Solidarité qui fédère des dizaines d’associations locales qui travaillent à « la promotion de ceux qui sont les plus éloignés du marché de l’emploi par l’accompagnement et l’insertion sociale et professionnelle, dans un esprit de solidarité et de développement de la personne » selon leur Charte. Pour trouver les lieux de collecte près de chez vous : www.tissonslasolidarite.org
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